Isards sur une pente herbeuse au lever du jour, avec des falaises pyrénéennes baignées de lumière rasante

Faune

La faune du Parc national des Pyrénées

Isard, marmotte, gypaète, vautour fauve, grand tétras, desman, bouquetin : où et quand observer la faune pyrénéenne, et comment le faire sans la déranger.

Lire le guide

La faune est l'une des raisons d'être du parc et l'une des plus belles rencontres que propose la montagne. Elle est aussi fragile, souvent discrète et presque toujours lointaine. Cette page présente les espèces emblématiques, les meilleurs moments pour les voir et les gestes qui évitent de les déranger.

Les figures emblématiques

Où et quand observer

Les meilleurs moments sont l'aube et le crépuscule, quand les animaux sortent des abris et que les sentiers sont encore calmes. L'isard se voit toute l'année, plus bas dans les vallées en hiver, et plus haut sur les pelouses en été. Les marmottes se repèrent surtout de la fin du printemps au début de l'automne, sur les pelouses ensoleillées, souvent à proximité de leurs terriers.

Les grands rapaces profitent des courants d'air chaud et volent surtout en milieu de journée par beau temps, près des falaises et des crêtes. Le grand tétras, lui, mérite qu'on ne le cherche pas : sa quiétude passe avant la curiosité. Quant au desman, au bouquetin et à l'ours, ils relèvent plutôt de la chance et de la patience, voire de l'exception.

Observer sans déranger

La règle d'or est la distance. Des jumelles ou une longue-vue permettent de regarder longtemps sans s'approcher. Si un animal arrête ce qu'il fait, relève la tête, vous regarde ou s'éloigne, c'est que vous êtes trop près : reculez doucement. Parlez bas, restez sur les sentiers, évitez les gestes brusques et ne poursuivez jamais un animal pour une photographie.

Ne donnez jamais de nourriture : elle perturbe l'alimentation des animaux et leur fait perdre leur méfiance naturelle. En principe, les drones sont interdits dans le cœur du parc et les chiens n'y sont pas admis ; ailleurs, ils doivent rester sous contrôle, car leur seule présence peut effrayer. L'hiver, chaque fuite coûte de l'énergie précieuse aux animaux ; au printemps, la période des naissances rend le dérangement plus lourd de conséquences.

Ces consignes sont générales et les règles peuvent évoluer : vérifiez-les auprès du parc ou de la mairie avant de partir. Pour les rapaces en particulier, l'article sur les rapaces des Pyrénées donne des repères pour les reconnaître en vol.

À retenir

À lire aussi

Isard au pelage d'hiver sombre, immobile sur une arête rocheuse enneigée, les cornes en crochet bien visibles

L'isard, le chamois des Pyrénées

Description, saisons, rut, histoire et conseils d'observation de l'isard (Rupicapra pyrenaica), emblème du parc national et des…

Lire la page
Marmotte dressée sur ses pattes arrière devant l'entrée de son terrier, au milieu d'une pelouse d'altitude fleurie

La marmotte des Pyrénées : vie et observation

Vie en colonie, hibernation, sifflement d'alerte et conseils pour observer la marmotte des Pyrénées sans la nourrir ni la…

Lire la page
Un gypaète barbu adulte en vol plané devant une falaise calcaire, ailes longues et étroites, queue en losange

Le gypaète barbu, géant des falaises pyrénéennes

Le gypaète barbu, grand rapace mangeur d'os des Pyrénées : envergure, vol, nidification hivernale, protection et conseils pour…

Lire la page